AVERTISSEMENTS
AGRICOLES

POUR DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES

Champagne-Ardenne

Bulletins Techniques des Stations d’Avertissements Agricoles n° 697 du 09 août 2006 - 2 pages

Betteraves

Ravageurs

Les défoliations des noctuelles sont en cours
de résorption dans la végétation des parcel-
les avec l’apparition de nouvelles feuilles,
favorisée par les pluies orageuses de la se-
maine écoulée. L’activité des chenilles de
noctuelles mais aussi de celle des teignes de
la betterave est maintenant réduite et peu de
nouvelles parcelles sont concernées par ce
dernier ravageur.
La protection larvicide spécifique appliquée
la  semaine  passée  sur  les  seules  parcelles
concernées à plus de 10 % de leur peuplement
par ces petites chenilles est suffisante.

La  cercosporiose  est  de  plus  en  plus  fré-
quemment rencontrée (jusqu’à 18 % des plan-
tes à Cormicy-51) mais nombreuses sont en-
core les situations non traitées toujours in-
demne de cette maladie. L’oïdium, quant à lui
progresse  lentement  dans  la  Marne  et  les
Ardennes mais concerne désormais 5 % des
plantes à Dosnon-10.
La rouille de la betterave reste quasi absente
des parcelles pour le moment (première pus-
tule signalée à Villiers aux Nœuds-51). Les
autres maladies ne sont toujours pas détec-
tées.

·  Maintenir la surveillance du seuil d’inter-
vention contre les teignes sur les parcelles.
Aucun  renouvellement de l’insecticide n’est
nécessaire.

Maladies

Les maladies ont progressé au cours de la
semaine écoulée sur les parcelles sans fongi-
cide et les témoins de la plupart des secteurs,
mais  la  situation  reste  très  variable  d’une
parcelle à l’autre.

·  Pour toute décision concernant la protec-
tion  de  vos  parcelles  contre  les  maladies
foliaires  de  la  betterave,  tenir  compte  de
l’approche  du    seuil  d’intervention  pour
l’une  ou  l’autre  de  ces  pathologies  et  se
référer aux conseils du bulletin n°695 du 12
juillet  dernier  pour  le  raisonnement  des
applications de fongicides.

Prochain bulletin
en fonction de
l’actualité

BETTERAVES
-  Progression  des
maladies et appari-
tion de la rouille.

CEREALES
- Limiter le risque
agronomique vis à
vis des mouches
grises pour la pro-
chaine campagne
(2ème partie)

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DRAF
Service Régional de la
Protection des Végétaux
Centre de Recherches
Agronomiques
2, Esplanade Roland
Garros - BP 234
51686 REIMS Cedex 2
Tél : 03.26.77.36.40
Fax : 03.26.77.36.74
E-mail : srpv.draf-
champagne-ardenne@
agriculture.gouv.fr

Imprimé à la station
D'Avertissements
Agricoles  de
Champagne-Ardenne
Directeur gérant :
Michel COLLOT
Publication  périodique
C.P.P.A.P
n°0910B05572
ISSN    n°0996-9861
Tarif courrier : 76 euros
Tarif fax : 74 euros
Tarif mail : 73 euros

Diffusion en collabora-
tion avec la FREDONCA
(Art. L252-1 à L252-5 du
Code Rural)

Prochains blés

Limiter le risque agronomique vis à vis de la mouche grise pour la prochaine campagne

 (2ème partie)

Contre la mouche grise, aucun traitement de rattrapage n’est possible que ce soit sur blé d’hiver ou sur orge de printemps. La lutte qui
repose principalement sur des mesures prophylactiques ou agronomiques peut être, dans la mesure où le risque annuel le justifie,
complétée par le choix d’une protection insecticide de la semence adaptée. Or, ce choix doit être réfléchi dans de brefs délais pour les
implantations des blés d’automne afin d’organiser vos traitements ou vos commandes de semences traitées.

Quel risque mouche grise pour les semis

des blés d’automne et d’orge de printemps?

Depuis le début du mois d’août, le niveau des captures s’effondre
pour de nombreux postes, prémices de la fin d’activité de vol du
ravageur.

Les dégâts de ce ravageur sont consécutifs aux attaques printanières
des  larves  qui  comme  pour  celles  des  mouches  jaunes,  doivent
obligatoirement subir le froid hivernal pour éclore massivement dès
le réchauffement du sol. Toutefois, les œufs sont déposés par les
femelles de mouche grise lors de l’été précédent, dans les fissures du
sol  des  parcelles  de  betteraves  mais  aussi  de  pommes  de  terre,
d’endives ou de toutes autres cultures qui garantissent ombrage et
fissuration superficielle du sol au mois de juillet et début août (les
précédents des blés qui présentent un risque faible comme maïs,
féveroles, tournesol, colza, luzerne, chanvre ou bien même céréales
à paille ne sont pas évalués).
De l’estimation de l’importance du vol des adultes dans ces cultures
dépend l’évaluation du risque pour les futures emblaves en céréales.
La surveillance des vols, conduite en parallèle dans plusieurs régions
au  cours  du  mois  de  juillet  (période  de  plus  grande  activité  des
femelles de mouches grises) est effectuée avec des cuvettes jaunes
(du type de celles utilisées pour les insectes du colza). Les relevés
hebdomadaires des pièges et l’identification des captures permet de
mesurer  l’importance de l’activité de vol des mouches grises ou des
insectes ravageurs des betteraves (noctuelles, pégomyies, teigne…)
mais  aussi  d’inventorier  d’autres  espèces  présentes  comme  les
taupins d’été.

La situation de l’été 2006 interfère
 sur le risque au printemps 2007

Conséquence d’un printemps froid et tardif et d’un excès de pluvio-
métrie de mai, la durée des attaques larvaires des mouches grises fut
assez  longue  et  la  pupaison  tardive.  Il  s’en  suit  un  vol  massif
d’adultes émergents qui a eu  lieu durant les derniers jours de juin,
vol déclenché par les pluies d’orages qui ont mis un terme à un mois
de sécheresse. En effet, ces mouches adultes piégées, caractérisées
par la présence très remarquable de l’ampoule frontale (sorte d’air bag
avec lequel le jeune adulte exerce une pression pour ouvrir la pupe
afin de s’en dégager pour le vol nuptial) sont capturées en nombre
d’importance significative le 26 juin.
Au cours du mois de juillet, le niveau des captures décroît faiblement
malgré les températures caniculaires des dernières semaines et les
difficiles conditions de piégeage (assèchement des cuvettes avant
même le jour de leur relevé).
Pourtant, les résultats de 2006 font état d’une nouvelle progression
du niveau des captures par rapport à l’année dernière, pour dépasser
en valeur moyenne nos enregistrements de référence.
Sur les parcelles du réseau de surveillance, l’importance des captures
est variable d’un site à l’autre et d’une région à l’autre suivant le
passage des pluies d’orages. En effet, celles-ci en rendant le sol plus
plastique favorisent l’apparition des nouveaux adultes.

Recommandation pour 2007

La priorité doit être attribuée à la mise en œuvre de mesures agrono-
miques pour lutter contre la mouche grise et ainsi garantir dans les
parcelles, un peuplement céréalier satisfaisant au début du printemps
prochain.
- Pour les semis de blé à l’automne ou d’orge au printemps qui ne
présentent pas ou peu de risque d’attaque de mouche grise du fait
d’un précédent défavorable à la ponte du ravageur, adapter la dose
de semence à la précocité du semis, soigner les implantations et
rappuyer correctement le sol pour favoriser une levée rapide des
céréales.
- Pour les semis précoces de blés de betteraves, situés en zone de
faible activité des mouches grises. Aucun traitement spécifique de
la semence n’est vraiment nécessaire en complément du conseil
précédent. Ne pas semer à plus de 2 cm de profondeur ou dans un
sol  jonché  de  débris  de  végétaux  non  décomposés  (voir  risque
mouche des semis bulletin n° 696 ).
- Pour les semis plus tardifs de blé sur précédent à risque, le choix
d’un traitement de semences approprié doit être adapté suivant les
secteurs (voir carte) et réservé pour les zones où l’observation du
nombre  des  captures  est  supérieure  à  une  femelle  par  jour  en
moyenne par site. Les zones de grande activité sont situées au nord
de l’Aube, dans la Marne et la Somme et au nord du Loiret.
- Pour les semis d’orge de printemps sur précédent à risque situé en
zones de faible activité des mouches, aucun traitement spécifique
n’est justifié en complément d’une implantation culturale sur un
labour de printemps.
Dans tous les cas, penser à correctement rappuyer le sol au  printemps
de vos cultures de céréales.

Carte  des  niveaux  de  capture  de  mouches  grises  en  2006

 

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