AVERTISSEMENTS
AGRICOLES

®

POUR DE BONNES PRATIQUES AGRICOLES

MIDI-PYRENEES

Bulletins  Techniques  des  Stations  dAvertissements  Agricoles  n°  8  du  8  avril  2004  -  5  pages

Céréales

Stades végétatifs
1 noeud pour la majorité des parcelles, 2 à
3  noeuds  pour  les  plus  précoces,
début redressement pour les plus tardives.
Les  stades  ont  pris  du  retard  et  évoluent
assez lentement. Les maladies ont peu pro-
gressé, mais les risques pourraient évoluer
assez rapidement si les conditions pluvieu-
ses  se  maintiennent.
Maladies du blé
Oïdium
Les  conditions  pluvieuses  et  fraîches  du
mois  de  mars  lui  ont  été  peu  favorables.
Les symptômes sont rares, dans la majorité
des  situations.  Néanmoins,  la  maladie  se
développe sur quelques parcelles de varié-
tés sensibles très (trop) bien alimentées en
azote  et  denses,  essentiellement  en  sol
argilo-calcaire.
Dans  ces  situations,  son  développement
pourrait  être  explosif  avec  le  retour  dun
climat plus sec et doux. Surveillez vos par-
celles jusquà 2 noeuds, stade au-delà du-
quel la nuisibilité devient faible.
Piétin  verse
Des  symptômes  sont  observés  dans  quel-
ques  rares  situations  à  risque,  essentielle-
ment en boulbène , avec 10 à 30 % de pieds
touchés.
Une  nouvelle  vague  de  contaminations  a
été  détectée  durant  la  dernière  décade  de
mars,  suite  à  des  conditions  climatiques
pluvieuses.  Les  conditions  actuelles  lui
sont  très  favorables.
Les résultats de la modélisation confirment
un risque potentiel important, mais seule-
ment  pour  les  parcelles  en  situation  très
favorable (précédent ou anté-précédent blé,
retour fréquent du blé, sol limoneux) et le-
vées précoces avant le 15 novembre.
Septoriose
Suite  aux  conditions  climatiques  pluvieu-
ses de mi-février à début mars, des symp-
tômes apparaissent sur les feuilles F5 et F6
définitives,  sur  les  semis  doctobre  et  de
début  novembre.  Ces  symptômes  sont
essentiellement observés en sol limoneux.

Dans  ces  sols,  de  nouveaux  symptômes
devraient apparaître autour du 20-25 avril
sur les feuilles intermédiaires, suite aux pré-
cipitations de fin mars-début avril.
A  contrario,  en  sol  argilo-calcaire,  les
symptômes  sont  rares  et  uniquement  à  la
base  des  plantes.  Le  déficit  dinoculum  à
lautomne (Cf. précédent bulletin) est beau-
coup  plus  marqué  dans  ce  type  de  sol
moins  favorable  à  la  septoriose.
Rouille  brune
Le risque est limité pour linstant. De rares
pustules à la base des plantes, sont obser-
vées actuellement sur des semis doctobre
de variétés sensibles. Le déficit dinoculum
à  lautomne,  en  raison  de  la  sécheresse
exceptionnelle de lété 2003 (Cf. précédent
bulletin)  semble  se  confirmer  et  le  climat
frais  actuel  ne  favorise  pas  une  évolution
rapide de la rouille brune.
La phase explosive ne devrait pas débuter
avant mi mai, sauf conditions exceptionnel-
lement douces et humides dici la fin avril.

n Parcelles en sol limoneux ou limono-ar-
gileux et semées avant le 5 novembre avec
des variétés sensibles à la septoriose :
Prévoir une intervention à «dernière feuille
pointante». Seule linstallation dun temps
très sec au cours de la deuxième quinzai-
ne davril pourrait conduire à retarder le
traitement  au  stade  dernière  feuille  étal-
lée. Attention aux semis très (trop) préco-
ces  qui  ont  ou  vont  atteindre  «dernière
feuille  pointante»  très  rapidement.

n Parcelles en boulbène, semées avant le
5  novembre  avec  précédent  ou  anté-pré-
cédent blé et retour fréquent du blé dans
la  rotation  :
Intervenir entre 1 et 2 noeuds. Utiliser un
fongicide  homologué  contenant  du  pro-
chloraze  ou  du  carbendazime  (ce  dernier
est  à  privilégier  si  le  stade  2  noeuds  est
proche  ou  déjà  atteint).

n Parcelles en sol argilo-calcaire, denses
et  très  (trop)  bien  alimentées  en  azote,
semées  avec  des  variétés  sensibles  à
loïdium : Prévoir une intervention visant
loïdium  (si  présence  importante)  entre  1
et 2 noeuds. Ne pas utiliser de strobiluri-
ne, à réserver pour les interventions autour
de  dernière  feuille  étalée.

Céréales
Attention au ris-
que Septoriose
sur les parcelles
en sol limoneux.

Colza
Sclérotinia : pré-
voir une inter-
vention dans les
parcelles à ris-
que. Surveiller
loïdium et les
pucerons cen-
drés.

Maladies des
céréales à paille
et résistances
aux fongicides :
Note  commune
ARVALIS  -  INRA
-  SPV.

 

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Service  Régional  de  la
Protection  des  Végétaux
Cité  Administrative
Bâtiment  E
Bd Armand Duportal
31074  Toulouse  Cédex
Télécopie  :  05.61.10.62.72
Tél. abonnements :
05.61.10.62.70

Imprimé  à  la  station
d'Avertissements Agricoles
de  Midi-Pyrénées
Directeur  gérant  :
J.P.  MORZIERES
Publication  périodique
C.P.P.A.P  n°532AD
ISSN  n°07523092

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Tarifs  T.T.C.  :
Avertissements Agricoles :
Courrier : 41  - Fax : 37 .
Guide : 44 .

 
,

©

n Autres  situations  :
Aucune intervention prévue pour le mom-
ment  avant  «dernière  feuille  étalée».
Nous  ferons  le  point  dans  notre  prochain
message,  autour  du  21  avril.
Les  interventions  réalisées  à  partir  de
dernière feuille étalée (voire sortie derniè-
re feuille pour les blés durs traités ensuite
à la floraison), valoriserons pleinement les
produits à base de strobilurine ; effet phy-
siologique,  longue persistance daction et
contrôle  de  Microdochium  nivale  sur
feuilles dont la présence ne peut être écar-
tée en 2004 avec le climat frais et humide
actuel,  très  favorable  à  la  préparation  de
linoculum.  Attention  !  ne  jamais  utiliser
les  strobilurines  seules  (Cf.  Note  «Résis-
tances aux fongicides» jointe à ce bulletin).
Maladies de lorge
Rhynchosporiose
De nombreux symptômes sont observés sur
les  feuilles  F3  et  F4  définitives  des  orges
de  printemps  semées  à  lautomne.  Les
pluies et les températures fraîches lui sont
actuellement très favorables.
Helminthosporiose
La  pression  est  moyenne  ;  les  températu-
res fraîches actuelles ralentissent mais nem-
pêchent  pas  son  évolution.
Rouille  naine
Comme  pour  la  rouille  brune  du  blé,  les
pustules  sont  encores  très  rares.
Oïdium
Les  symptômes  sont  pour  linstant  très
rares, en raison des conditions climatiques
pluvieuses  et  froides.
n Orges  de  printemps  semées  à
lautomne  :  Intervenir  dès  réception  du
bulletin,  si  ce  nest  déjà  fait,  en  privilé-
giant les produits particulièrement effica-
ces  sur  rhynchosporiose.

n Variétés dorges dhiver et escourgeons
sensibles  à  lhelminthosporiose  :
Intervenir dès le stade 2 noeuds en privi-
légiant  les  produits  efficaces  sur  helmin-
thosporiose.
n  Autres  situations  :
Pas dintervention prévue pour le moment
avant  dernière  feuille  étalée.

Colza

Stades végétatifs
De F1 (premières fleurs ouvertes) à G1 (chu-
te  des  premiers  pétales).
Méligèthes
Les captures se poursuivent mais leur nui-
sibilité devient nulle dès que les premières
fleurs  souvrent  dans  la  parcelle  ;  cas  de
lensemble  des  situations  actuellement.
Pucerons  cendrés
Quelques colonies localement observées en
bordure,  mais  très  peu  de  parcelles  sont
concernées  pour  le  moment.
n Surveillez  vos  parcelles. Un  traitement
spécifique  pucerons  devra  être  envisagé,
uniquement si le seuil de 2 colonies/m² est
atteint.  Un  traitement  de  bordure  devrait
alors  être  suffisant  dans  la  majorité  des
situations.
Charançon  des  siliques
Les  premières  captures  sont  observées
depuis  mi-mars  sur  quelques  pièges  du
réseau.  Surveillez  attentivement  vos  par-
celles entre les stades G2 et G4, période la
plus sensible aux attaques de ce ravageur.
n Le traitement contre le charançon des
siliques ne doit pas être systématique ; il
est justifié entre G2 et G4 uniquement si vous
observez : la présence dun charançon en
moyenne pour 2 plantes en bordure de par-
celle.  Un  traitement  de  bordure  permet
généralement de maîtriser ce ravageur.

Oïdium
Les conditions climatiques actuelles ne lui
sont  pas  favorables.  Les  symptômes  sont
très rares pour linstant.
A surveiller cependant, surtout si des condi-
tions douces et sèches sinstallent.
Sclérotinia
Les situations à risque sont essentiellement
les zones limoneuses et les fonds de vallées,
dans les parcelles où le colza, le tournesol et
les  légumineuses  reviennent  fréquemment
dans la rotation.
Le climat actuel est favorable aux contamina-
tions, alors que le stade sensible (chute des
pétales)  est ou va être atteint rapidement.
n  Parcelles  en  sol  limoneux  ou  en  fond
de vallée avec retour fréquent de cultures
sensibles  au  sclérotinia  :
Intervenir  dès  la  chute  des  premiers
pétales  contre  le  sclérotinia.
n  Autres  situations  :
Aucun  traitement  fongicide  nest  justifié
actuellement.

Pois

Stades végétatifs
3  feuilles  pour  la  majorité  des  situations,
4-5  feuilles  pour  les  plus  précoces,  1  à  2
feuilles  pour  les  plus  tardives.
Sitones
Des notations en parcelles montrent régu-
lièrement des attaques importantes, jusquà
100%  de  plantes  touchées.
n Pour les parcelles nayant pas dépassé
le  stade  4-5  feuilles  :
Surveillez les cultures et intervenez dès le
seuil  atteint  (Cf.  précédent  bulletin).
n Pour les parcelles ayant dépassé le stade
4-5 feuilles :
Inutile  dintervenir  (risque  négligeable).

Mieux connaître la réglementation
Mention  abeille  :  Modification  des  dispositions  relatives  à  la  protection  des  abeilles
Larrêté du 28 novembre 2003, paru au Journal officiel du 30 mars 2004, fixe les conditions dutilisation des insecticides et acaricides
en vue de protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Il remplace les dispositions en vigueur jusquà présent : arrêté du
5 juillet 1985 qui a modifié larticle 8 de larrêté du 25 février 1975. Ce nouveau texte définit trois types de « mention abeilles » pouvant
désormais  être  attribuées  aux  insecticides  ou  acaricides  :
            -  emploi  autorisé  durant  la  floraison  en  dehors  de  la  présence  dabeilles
            -  emploi  autorisé  au  cours  des  périodes  de  production  dexsudats,  en  dehors  de  la  présence  dabeilles
          - emploi autorisé durant la floraison et au cours des périodes de production dexsudats, en dehors de la présence dabeilles 
Pour une parcelle agricole, la floraison couvre toute la période allant de louverture des premières fleurs à la chute des pétales des
dernières  fleurs.  La  production  dexsudat  couvre  les  périodes  de  sécrétion  de  miellat  par  les  insectes  sur  les  plantes  et  celles  de
production de nectar extrafloral par les plantes. La nouveauté principale apportée par ce texte tient à la limitation de la dérogation
accordée par la « mention abeilles ». Sil demeure interdit de traiter les cultures et les peuplements forestiers visités par les abeilles
avec des insecticides ou des acaricides ne bénéficiant pas de la « mention abeilles », il est désormais impératif de traiter, avec un
produit  bénéficiant  de  la  « mention  abeilles »,  ces  végétaux  en  dehors  de  la  présence  dabeilles.
Bien que les firmes disposent dun délai dun an pour mettre en conformité leur étiquetage vis à vis des nouveaux  libellés de la
« mention abeilles », linterdiction de traiter en présence dabeilles est dapplication immédiate à partir du 30 mars 2004, date
de  publication  au  Journal  officiel  de  larrêté  ministériel.    Cette  restriction  sest  imposée  du  fait  des  constatations  au  champ  de
surmortalités de butineuses après lutilisation de produits bénéficiant de la mention abeilles, notamment dans certaines conditions
de  températures  provoquant  une  augmentation  de  leffet  de  choc  des  pyréthrinoïdes.
Préconisations : Ces nouvelles dispositions impliquent pour celui qui souhaite effectuer un traitement, en période de floraison ou de
production dexsudats, avec un insecticide ou un acaricide bénéficiant de la « mention abeilles » de traiter soit tard le soir (pratique
recommandée pour retarder au maximum lexposition des abeilles butineuses), soit tôt le matin (avant la sortie des abeilles butineuses).

RESISTANCES AUX FONGICIDES : MALADIES DES CEREALES A PAILLE

teres), 

Etat  des  lieux  et  recommandations - 2004
Note  commune  ARVALIS-Institut
du  végétal,  INRA,  SPV.
Cette note fait suite à celles diffusées en 2003
(Phytoma-la  défense  des  végétaux  N°560  mai
2003,  11-12 ;  Perspectives  Agricoles  N°  284,
novembre  2002,  60-63).  Elle  fait  le  point  sur
lévolution  des  situations  pour  le  piétin-
verse  (Tapesia  yallundae  et  Tapesia
acuformis),  loïdium  (Blumeria  graminis,
syn. :  Erysiphe  graminis)  et  la  septoriose
(Septoria tritici).
Quelques  éléments  sont  également
communiqués  pour  les  rouilles  du  blé
(Puccinia  recondita,  Puccinia  striiformis)
ainsi que, sur orge, pour lhelminthosporiose
(Helminthosporium 
la
rhynchosporiose (Rhynchosporium secalis)
et la rouille naine de lorge (Puccinia hordei),
maladies pour lesquels la situation est moins
préoccupante.
PRINCIPALES ÉVOLUTIONS EN 2003
SEPTORIOSE (S. tritici) :
la résistance aux QoI (strobilurines et autres
inhibiteurs  respiratoires)  sest  largement
implantée en 2003 sur le territoire français
sans modification notable de lefficacité au
champ de cette classe de fongicides. Pour
2004  on  peut  sattendre  à  rencontrer  des
pertes defficacités.
Concernant  les  IDM  (triazoles)  la
résistance semble stabilisée. Les IDM les plus
efficaces seront au centre de la lutte anti-
septoriose en 2004.
OÏDIUM :
les strobilurines ne sont plus régulièrement
efficaces sur loïdium.
La résistance aux 2 classes dIBS (triazoles,
morpholines, etc.) est installée. Malgré tout,
certaines dentre elles  présentent encore des
activités intéressantes au champ.
Des souches résistantes au quinoxyfen ont
été décelées en faible proportion sans perte
defficacité démontrée. La situation doit être
surveillée de près.
Des  souches  faiblement  à  moyennement
résistantes au cyprodinil ont été détectées,
mais lactivité intrinsèque de cette molécule
est modeste sur oïdium.
PIÉTIN-VERSE :
Évolution  de  Tapesia  yallundae  (à
croissance  rapide)  vers  une  augmentation
de la résistance au prochloraze.
Des  souches  résistantes  au  cyprodinil  ont
été décelées chez les 2 espèces de Tapesia
(lentes  rapides) sans perte defficacité. À
surveiller.
Sur  la  base  de  ce  constat  nous
formulons  des  recommandations
pratiques destinées à :
  -    Dune part promouvoir les techniques
susceptibles de limiter les risques de
développement  de  résistances  (voir
encadré en dernière page) ;
Dautre part gérer lefficacité face à
une situation de résistance en pratique.

-

PIÉTIN-VERSE
Cette  maladie  est  provoquée  par  deux
espèces :  T.  yallundae  et  T.  acuformis
(Tableau  1). Au  cours  de  ces  dernières
saisons,  T.  acuformis  a  régressé  et
actuellement  T.  yallundae  est  fortement
implantée en toutes régions.
Etat de la résistance

· Vis à vis des triazoles
La  majorité  des  souches  de  T.  yallundae
actuellement  décelées  en  France  est
résistante aux triazoles (souches Ib ou Ic).
Quant  à  T.  acuformis,  cette  espèce  est
naturellement résistante à cette famille dIDM
(ou inhibiteurs de la 14a déméthylation des
stérols ;  Tableau  2).  Dans  ces  conditions,
lactivité des triazoles sur piétin-verse reste
limitée.
· Vis à vis du prochloraze
La  résistance  au  prochloraze  existe  chez
T.  yallundae  (souches  Ic)  et  T.  acuformis
(souches  IIp).  La  diminution  globale  des
populations de T. acuformis a entraîné une
raréfaction des situations à fort pourcentage
de souches IIp.
Mais  parallèlement,  les  souches  de
T.  yallundae  résistantes  au  prochloraze
(souches  Ic)  ont  fortement  progressé  au
cours  des  cinq  dernières  saisons.  Elles
concernent maintenant la quasi totalité des
régions françaises, avec une présence très
marquée dans certaines dentre elles : plus
de 25 % de la population en : Île  de France,
Nord-  Pas-de-Calais,  Franche-Comté,
Lorraine et Bourgogne. Dans les parcelles
où  les  proportions  de  souches  Ic  sont
élevées  (à  partir  de  20%),  lefficacité  du
prochloraze solo est fortement affectée. Au
vu des analyses réalisées en 2002 et 2003, il
se confirme que le prochloraze est parfois
mis  en  difficulté  au  Nord  de  la  Loire
(Phytoma-La défense des végétaux, N°559,
avril 2003, 16  19). Malgré cela, cest encore
un choix technico-économique à considérer
dans  certaines  situations  à  risque  modéré,
notamment en association avec un triazole
adapté.

· Vis à vis du cyprodinil
Depuis  1999,  des  souches  résistantes  au
cyprodinil (famille des anilinopyrimidines ;
Tableau 2) sont détectées au champ (Ani R1 ;
Tableau  1)  dans  différentes  régions
françaises, avec des fréquences inférieures
à 20% dans la plupart des sites. Ces souches
existent chez T. yallundae et T. acuformis et
certaines  cumulent  la  résistance  au
prochloraze et au cyprodinil. La répercussion
pratique  de  ces  souches  reste  encore  mal
connue. Il na jamais été établi à ce jour de
corrélation entre leur présence et une perte
defficacité du cyprodinil au champ mais, la
vigilance simpose (Phytoma-La défense des
végétaux, N°557, février 2003, 8  12).
Recommandations
- Ne traiter que les parcelles qui le justifient
et pour ce faire, évaluer le risque à laide
doutils  disponibles  (Avertissements
Agricoles,  conseils  Arvalis-Institut  du
végétal, grilles de risque, modélisation, tests
de diagnostic).
- Si le traitement est nécessaire, le choix du
produit doit tenir compte de lensemble des
données  techniques  et  économiques
disponibles et en particulier,  du fait que le
cyprodinil correctement utilisé reste efficace
en toute zone et que lactivité du prochloraze
dépend  en  partie  de  labondance  des
souches Ic :
-  en  secteurs  fortement  concernés  par  les
populations Ic, le prochloraze utilisé seul est
insuffisant.  Il  est  donc  recommandé  de  le
renforcer avec un triazole adéquat ou davoir
recours au cyprodinil.
- en secteurs encore faiblement concernés
par  les  souches  Ic,    lutilisation  du
prochloraze reste possible. Il est cependant
conseillé  de  pratiquer  lalternance
prochloraze  /  cyprodinil,  surtout  en
monoculture de blé.
- Ces recommandations générales devront
être affinées dans chaque région en fonction
des  résultats  de  monitoring  et  des
expérimentations defficacité locales.

TABLEAU 1 - Piétin-verse : activité des fongicides suivant le
type de souches

(VSqFH

&URLVVDQFH
P\FpOLHQQH

6HQVLEOH6RXUpVLVWDQW

5DX[,'0

1RPHQFODWXUH

7ULD]ROHV 3URFKORUD]H

7DSHVLD
\DOOXQGDH

©UDSLGHª

7DSHVLVD
DFXIRUPLV

©OHQWHª

6

5

5

5

5

6

6

5

6

5

,DRX7UL6

,ERX7UL5

,FRX7UL5

,,VRX3UR6

,,SRX3UR5

6HQVLEOH

$QL6RXUpVLVWDQW

$QL5DX
F\SURGLQLO

$QL6RX$QL5

$QL6RX$QL5

pipéridines 

(fenpropidine) 

OÏDIUM
Etat de la résistance
· Vis à vis des triazoles
Bien que la pression de cette maladie ait été
faible en France au cours de ces dernières
saisons,  la  résistance  aux  triazoles  est
toujours  présente  dans  les  populations
françaises de Blumeria (Erysiphe) graminis.
Elle est généralement associée à une mutation
du gène codant pour la 14a- déméthylase,
cible  de  ce  groupe  dinhibiteurs  de  la
biosynthèse  des  stérols  (IBS ; Tableau  2).
Toutefois,  une  efficacité  résiduelle  des
triazoles observée en pratique permet de tirer
partie de certains dentre eux.
· Vis à vis des strobilurines
Des  souches  de  B.  graminis  fortement
résistantes aux strobilurines ont été décelées
en  France  et  leurs  fréquences  sont
particulièrement élevées chez loïdium du blé,
notamment  au  Nord  de  la  Loire.  Cette
résistance est déterminée par une mutation
du gène codant pour le cytochrome b, la cible
de  ces  strobilurines,  inhibitrices  de  la
respiration mitochondriale (Tableau 2). Ce
phénomène  concerne  également  dans  une
moindre mesure loïdium de lorge.
· Vis à vis des morpholines pipéridines
spirocétalamines
Un second type dIBS est constitué par le
groupe des morpholines (fenpropimorphe)
 

spirocétalamines (spiroxamine) (Tableau 2).
Des souches de B. graminis résistantes à ces
trois matières actives sont présentes sur la
moitié Nord de la France. Elles affectent plus
ou moins leurs performances en pratique. Les
tests de laboratoires montrent quil existe une
résistance croisée positive entre les matières
actives  de  ce  groupe.  Toutefois,  il  est
possible dobserver un gradient defficacité
croissant  au  champ  :  fenpropimorphe
--> spiroxamine --> fenpropidine.
· Vis à vis du quinoxyfen
Des  souches  doïdium  du  blé  fortement
résistantes au quinoxyfen ont été décelées
dans  plusieurs  pays  européens  dont  la
France. Daprès des observations réalisées
dans le Nord de lAllemagne, la présence de
ces  souches  résistantes  peut  affecter
lefficacité au champ du quinoxyfen.
En 2003 les monitorings réalisés en France,
tant  sur  des  spores  collectées  dans  lair
(Epilogic) que sur des populations issues de
feuilles oïdiées (INRA Versailles), confirment
la présence de souches fortement résistantes
au  quinoxyfen.  Jusquà  maintenant,  elles
nont été décelées quen Champagne.
Des efficacités anormalement faibles de cette
matière active dont la cause reste incertaine,
ont été observées ponctuellement dans les
essais en 2003 en Champagne.
·  Vis-à-vis  des  autres  fongicides  « anti-
oïdium »
Dans la pratique, en France, les autres « anti-
oïdium » comme le cyprodinil ou le soufre ne
sont pas les plus efficaces.
Il  faut  de  plus  signaler  que  des  souches
faiblement  à  moyennement  résistantes  au
cyprodinil ont été décelées en France. Une
légère baisse defficacité semble observée en
pratique depuis quelques années.

Le soufre,  seul  multi-site  autorisé sur loïdium,
nest pas concerné par les phénomènes de
résistance.
Recommandations
-  En  cas  dinfestations  importantes,  les
triazoles  sont  insuffisants,  mais  certains
dentre eux contribuent à lefficacité globale
dun programme de traitement (notamment
le cyproconazole, le fluquinconazole et le
tétraconazole).
- Dans la plupart des régions, les strobilurines
ne doivent plus être considérées comme des
anti-oïdium efficaces. En cas de risque oïdium
avéré, utiliser dautres modes daction selon
le  stade  (Quinoxyfen  et  morpholines  ou
assimilés).
-  Le  quinoxyfen  sera  privilégié  pour  des
interventions précoces jusquà 1 nud, en
prenant  soin  de  ne  pas  dépasser  un  seul
traitement par saison. En champagne, compte
tenu de la présence de souches résistantes,
prévoir une utilisation simultanée et en début
dattaque  avec  une  autre  classe  danti-
oïdium (triazole, morpholine, )
Les spécialités comportant une matière active
du  groupe  morpholines-pipéridines-
spirocétalamines  sont  à  préférer  en  cas
dintervention tardive, après 1 noeud, du fait
de leur action curative.

SEPTORIOSE  DU  BLÉ
La lutte contre cette maladie provoquée par
Mycosphaerella graminis (Septoria tritici)
repose  presque  exclusivement  sur  des
fongicides  appartenant  à  la  famille  des
triazoles  (IDM)  et  sur  les  inhibiteurs
respiratoires  de  la  famille  des  QoI
(strobilurines).
La progression brutale des résistances aux
strobilurines risque de limiter lintérêt de ces
molécules et de modifier le raisonnement du
choix  des  fongicides.  Les  triazoles
reviendront au cur du raisonnement, mais
en  considérant  aussi  les  fongicides  de
contact  en  application  préventive
(chlorothalonil), qui présentent un moindre
risque de résistance.

Etat de la résistance
· Vis à vis des strobilurines (Inhibiteurs
respiratoires QoI)
Une  évolution  rapide  de  la  résistance  aux
strobilurines  chez S.  tritici  a  été  observée
en France et dans beaucoup dautres pays
européens. La résistance est déterminée par
une  mutation  du  gène  codant  pour  le
cytochrome  b  qui  entraîne  un  niveau  de
résistance  élevé  et  une  résistance  croisée
entre tous les QoI.
En France il na pas encore été observé de
baisse  defficacité,  mais  elles  ont  été
constatées notamment en Irlande en 2002 et
2003. La progression des souches résistantes
va compromettre à terme les performances
au champ des QoI dans notre pays.
Depuis 1997, année de la commercialisation
des strobilurines en France, une surveillance
des populations de S. tritici a été réalisée.
Ce monitoring faisant appel soit à des tests
biologiques  soit  à  des  méthodes
moléculaires, na pas permis de détecter de
souches résistantes jusquen 2001. Au cours
de la saison 2002 quelques isolats résistants
ont été décelés sur un site expérimental. En
2003,  la  résistance  sest  plus  largement
distribuée sur le territoire français.
Sur  un  total  de  39  sites,  des  souches
résistantes ont été détectées sur 23 dentre
eux.  Elles  étaient  réparties  sur  13  des  19
départements  prospectés  par  le  réseau  de
monitoring. Les régions sondées positives
étaient le Nord  Pas-de-Calais, la Picardie,
la  Lorraine,  lÎle  de  France,  la  Haute
Normandie, la Basse Normandie, la Bretagne,
la Bourgogne, les Pays de la Loire, le Centre
et le Poitou-Charentes. Il na pas été décelé
de  souches  résistantes  en Aquitaine  et  en
Midi-Pyrénées,  mais  avec  un  faible
échantillonnage de 3 prélèvements qui laisse
subsister  des  doutes.  Les  autres  régions
nont  pas  été  prospectées.  Les  fréquences
de  souches  résistantes  sur  les  sites
séchelonnent entre 0 et 80 % et les valeurs
les  plus  élevées  (> 50  %)  sont  observées
dans  des  parcelles  traitées  avec  des
strobilurines. Les niveaux de résistance sont
très forts, il y a résistance croisée positive
entre tous les QoI.

TABLEAU 2 - Classification des principaux fongicides foliaires
utilisés sur céréales

0 R G H  G ¶ D F W L R Q

) D P L O O H  F K L P L T X H

0 D W L q U H  D F W L Y H

0 X O W L  V L W H

0 L Q p U D X [

' L W K L R F D U E D P D W H V

3 K W D O R Q L W U L O H V

5 H V S L U D W L R Q  P L W R F K R Q G U L D O H

6 W U R E L O X U L Q H V

     4 R , 

R [ D ] R O L G L Q H G L R Q H V

, P L G D ] R O H V

, Q K L E L W H X U V  G H  O D  E L R V \ Q W K q V H
G H V  V W p U R O V   , % 6 
  D  G p P p W K \ O D V H   , ' 0 

7 U L D ] R O H V

V R X I U H

P D Q q E H

P D Q F R ] q E H

F K O R U R W K D O R Q L O
D ] R [ \ V W U R E L Q H

N U p V R [ L P  P p W K \ O

W U L I O R [ \ V W U R E L Q H
S L F R [ \ V W U R E L Q H
S \ U D F O R V W U R E L Q H

I D P R [ D G R Q H
S U R F K O R U D ] H

E U R P X F R Q D ] R O H
F \ S U R F R Q D ] R O H
p S R [ \ F R Q D ] R O H
I O X T X L Q F R Q D ] R O H

I O X V L O D ] R O H
I O X W U L D I R O

K p [ D F R Q D ] R O H
P p W F R Q D ] R O H

S U R S L F R Q D ] R O H
W p E X F R Q D ] R O H
W p W U D F R Q D ] R O H

, Q K L E L W H X U V  G H  O D  E L R V \ Q W K q V H
G H V  V W p U R O V   , % 6 
 '    U p G X F W D V H  H W  R X
 '  o '   L V R P p U D V H
6 \ Q W K q V H  G ¶ D F L G H V  D P L Q p V
6 L J Q D O L V D W L R Q  F H O O X O D L U H

0 R U S K R O L Q H V

I H Q S U R S L P R U S K H

3 L S p U L G L Q H V

6 S L U R F p W D O D P L Q H V

$ Q L O L Q R S \ U L P L G L Q H V
3 K p Q R [ \ T X L Q R O p L Q H V

W U L G p P R U S K H
I H Q S U R S L G L Q H
V S L U R [ D P L Q H

F \ S U R G L Q L O
T X L Q R [ \ I H Q

Un communiqué commun dinformation et
de bases de recommandations a été mis en
ligne sur le site de lAFPP :
http://www.afpp.net/commande/commissions/
Communique_resist_septo_strobis.pdf

Vis à vis des IDM
Une dérive de la sensibilité de S. tritici vis-
à-vis des triazoles et plus généralement des
IDM a été observée il y a quelques années.
Elle semble momentanément stabilisée. Il y a
résistance croisée positive entre toutes les
matières actives de ce groupe dIBS, mais
lefficacité en pratique plus ou moins affectée
selon les triazoles, permet encore dutiliser
les plus efficaces dentre eux.

Recommandations
-  Construire  la  lutte  autour  des  triazoles,
choisir les plus efficaces, ne les utiliser quà
une dose permettant de maintenir un haut
niveau  de  performance,  en  alternance  ou
dans des associations avec une autre matière
active efficace  :  QoI  ou  multi-site  tel  le
chlorothalonil 
(attention :  QoI  et
chlorothalonil  ont  des  modes  daction
préventifs  et  doivent  être  positionnés
préventivement  par 
aux
contaminations de S. tritici).
- Toujours utiliser les QoI en association ou
en  mélange  avec  des  fongicides  dautres
familles: triazole ou multi-site, à une dose
efficace dans le mélange ou lassociation.
- Ne jamais appliquer plus de 2 QoI sur blé
par an, et tendre vers une seule application

rapport 

dans  les  parcelles  où  le  retour  du  blé  est
fréquent, soit plus dune année sur deux1.

HELMINTHOSPORIOSE DE LORGE
Etat de la résistance
Comme pour la septoriose, une dérive de la
sensibilité au champ de certaines triazoles
(IDM)  est  observée  pour  H.  teres.  Il  y  a
résistance croisée positive entre toutes les
matières actives de ce groupe dIBS, mais
lefficacité  en  pratique  est  plus  ou  moins
affectée selon les triazoles.
A ce jour, aucune résistance dH. teres aux
strobilurines ou au cyprodinil na été décelée
en France, mais la vigilance sur cette maladie
est de rigueur.
Recommandations
Trois  modes  daction  différents  sont
utilisables 
contre
lhelminthosporiose de lorge. Nemployez
les  triazoles  quen  alternance  ou  en
association  avec  une  strobilurine  ou  le
cyprodinil.  Limiter  lutilisation  de
strobilurines à une application par campagne
sur  orge,  sauf  situation  de  pression
particulièrement forte.

lutter 

pour 

HELMINTHOSPORIOSE DU BLÉ
Etat de la résistance
À ce jour aucune résistance nest soupçonnée
en France.
Recommandations
Nemployer les strobilurines quen associa-
tion avec les triazoles efficaces.

5(&200$1'$7,216*(1(5$/(6

ROUILLES
En France cinq rouilles sont rencontrées sur
céréales, il sagit de la rouille jaune (Puccinia
striiformis),  de  la  rouille  brune  du  blé
(Puccinia recondita), de la rouille naine sur
orge ( Puccinia hordei), la rouille couronnée
de  lavoine  (Puccinia  coronata)  et  de  la
rouille brune du seigle (Puccinia dispersa).
Aucune dérive de lefficacité na été observée,
ni avec les inhibiteurs de la biosynthèse des
stérols (IDM), ni avec les strobilurines, depuis
le début de leur utilisation.

RHYNCHOSPORIOSE
Vis-à-vis  de  R.  secalis  les  IDM  sont  très
utilisés.  Cette  famille  donne  des  résultats
satisfaisants en France, bien que des dérives
de  performances  aient  déjà  été  observées
dans  dautres  pays.  Comme  pour
lhelminthosporiose  une  vigilance  est  de
rigueur vis-à-vis des strobilurines.
Recommandations
Afin  de  prévenir  les  phénomènes  de
résistance,  il  est  conseillé  dutiliser  des
spécialités  associant  les  triazoles  avec  du
fenpropimorphe,  de  la  spiroxamine,  des
strobilurines ou, du cyprodinil, fongicides
également  efficaces  sur  rhynchosporiose.
Lalternance  des  modes  daction  est
recommandée.


!  3UpIpUHUGHVYDULpWpVWROpUDQWHVDX[PDODGLHVHW
pYLWHU G¶XWLOLVHU GHV YDULpWpV GH EOp RX G¶RUJH
VHQVLEOHVVXUGHJUDQGHVVXUIDFHV

!  3ULYLOpJLHU OHV SUDWLTXHV FXOWXUDOHV SHUPHWWDQW
GHUpGXLUHOHULVTXHSDUDVLWDLUHQRWDPPHQWHQ
OLPLWDQW
O¶LQRFXOXP SULPDLUH H[ URWDWLRQ
ODERXUGDWHGHVHPLV«



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OH QRPEUH G¶DSSOLFDWLRQV FKDTXH
VDLVRQ DYHF GHV PDWLqUHV DFWLYHV SUpVHQWDQW
HQWUHHOOHVXQHUpVLVWDQFHFURLVpHSRVLWLYH

!  $OWHUQHU GHV PROpFXOHV DYHF GHV PRGHV
G¶DFWLRQ GLIIpUHQWV GDQV OHV SURJUDPPHV GH
WUDLWHPHQWV

!  8WLOLVHUGHVDVVRFLDWLRQVGHPROpFXOHVjPRGHV
G
DFWLRQ GLIIpUHQWV VRLW SRXU PLQLPLVHU OH
ULVTXH GH GpYHORSSHPHQW GH UpVLVWDQFH VRLW
SRXUIDLUHIDFHjXQSUREOqPHGHUpVLVWDQFHHQ
SUDWLTXHSRXUXQHIDPLOOHGRQQpH






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IRQFWLRQGXGpYHORSSHPHQWGHVPDODGLHVJUkFHjGHV
PpWKRGHV ILDEOHV G¶REVHUYDWLRQ HW GH VXLYL GHV
V\PSW{PHV


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VWURELOXULQHV VXU EOp HW VL SRVVLEOH WHQGUH YHUV XQH
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OHV ULVTXHV GH
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DVVRFLDQW HW HQ DOWHUQDQW WULD]ROHV VWURELOXULQHV HW
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VWURELOXULQHVXURUJHHWHVFRXUJHRQ

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